Qu’on m’autorise un peu de cynisme. Il y a trois semaines, un Sommet mondial était réuni à Rome autour d’un problème grave : le fait que plus d’un milliard d’habitants de notre planète souffre de la faim, un chiffre record atteint cette année. Pas un seul chef d’Etat n’a fait le déplacement et les engagements pris ont été minces ; à Copenhague, en revanche, ils se pressent pour figurer sur la photo de famille et pour faire des engagements précis.